LâhumiditĂ© qui remonte par les murs et vient abĂźmer le placo nâa rien dâun petit dĂ©sagrĂ©ment. Elle touche la structure, la qualitĂ© de lâair, le confort au quotidien⊠et la valeur du bien. En 2026, avec des exigences accrues sur le DPE et la salubritĂ© des logements, les remontĂ©es capillaires deviennent un sujet Ă prendre au sĂ©rieux dĂšs les premiers signes, surtout dans les maisons anciennes ou partiellement rĂ©novĂ©es.
Que ce soit pour un projet de rĂ©novation, une future vente ou simplement pour mieux protĂ©ger son cocon, comprendre le lien entre remontĂ©es capillaires et placo permet de faire les bons choix : diagnostiquer correctement, Ă©viter les fausses bonnes idĂ©es, choisir les bons matĂ©riaux et planifier les travaux dans le bon ordre. Lâobjectif nâest pas de paniquer, mais dâagir avec mĂ©thode, en combinant bon sens, conseils pros et solutions durables.
En bref :
- â Comprendre ce que sont vraiment les remontĂ©es capillaires et pourquoi elles attaquent le placo đż
- â Identifier les signes dâalerte sur les cloisons et tester lâhumiditĂ© sans se tromper đ
- â ConnaĂźtre les bons rĂ©flexes de rĂ©novation (drainage, injection, placo hydro, isolants adaptĂ©sâŠ) đ ïž
- â Ăviter les erreurs frĂ©quentes qui coĂ»tent cher, surtout en rĂ©novation de maison ancienne â ïž
- â Savoir quand faire appel Ă un pro et comment sĂ©curiser son projet, voire sa transaction immobiliĂšre đ
| Envie de mieux vivre l’habitat ? VoilĂ ce qu’il faut retenir : | Essentiel 2026 âš |
|---|---|
| â Traiter lâhumiditĂ© Ă la source avant de refaire du placo | Indispensable pour Ă©viter de tout refaire dans 3 ans âł |
| â Combiner diagnostic sĂ©rieux + solutions durables (injection, drainage, ventilation) | Le duo gagnant pour un logement sain đĄ |
| â PrivilĂ©gier des matĂ©riaux adaptĂ©s : placo hydrofuge, isolants imputrescibles | Moins de risques, meilleure tenue dans le temps đȘ |
| â Surveiller lâimpact sur le DPE et la valeur du bien | Un atout majeur lors dâune vente ou dâun projet locatif đ¶ |
Remontées capillaires et placo : comprendre le phénomÚne pour agir intelligemment
Avant de parler travaux, il est utile de bien comprendre ce qui se joue derriĂšre un mur qui gondole ou un placo qui se tĂąche. Les remontĂ©es capillaires, ou humiditĂ© ascensionnelle, correspondent Ă la migration de lâeau du sol vers le haut, Ă travers des matĂ©riaux poreux comme la brique, la pierre, le parpaing ou certains mortiers. Le mur se comporte un peu comme une Ă©ponge : en lâabsence de coupure de capillaritĂ©, lâeau progresse lentement, parfois jusquâĂ 1 mĂštre de hauteur, voire davantage.
Sur un mur nu, les signes sont visibles : salpĂȘtre, aurĂ©oles, peinture qui cloque, enduit qui sâeffrite. Avec des cloisons en placoplĂątre rapportĂ©es, le problĂšme se cache derriĂšre, et les dĂ©gĂąts apparaissent plus tardivement sous forme de dĂ©formations, de taches ou de moisissures.
Pourquoi le placo souffre autant des remontées capillaires
Le placo est un matĂ©riau performant et pratique, mais il reste sensible Ă lâeau. DĂšs quâune paroi en maçonnerie humide est habillĂ©e avec une contre-cloison, lâhumiditĂ© trouve son chemin vers :
- đ§ïž Les plaques de plĂątre elles-mĂȘmes, qui gonflent, se dĂ©forment puis perdent leur rĂ©sistance mĂ©canique.
- đ± Lâisolant situĂ© derriĂšre le placo, qui peut moisir ou pourrir sâil nâest pas imputrescible.
- đ«ïž Lâair du volume entre mur et cloison, qui devient un mini « incubateur » Ă condensation et champignons.
Dans les maisons oĂč le placo a Ă©tĂ© directement collĂ© sur un mur humide, la situation est encore plus complexe, car le mur ne respire plus. LâhumiditĂ© reste piĂ©gĂ©e et ressort par les zones les plus fragiles, souvent au bas des parois.
Les causes principales dâhumiditĂ© derriĂšre le placo
Les remontĂ©es capillaires sont rarement seules en cause. Souvent, elles se combinent Ă dâautres facteurs :
- đïž Absence de barriĂšre Ă©tanche dans les fondations : trĂšs frĂ©quent dans les bĂątiments dâavant les annĂ©es 70.
- đš Ventilation insuffisante : cuisine, salle dâeau, buanderie peu ventilĂ©es, VMC inexistante ou mal entretenue.
- đ Murs trĂšs poreux + terrain humide : sols argileux, nappe affleurante, jardins en contrebas du niveau de la maison.
- đ§ Infiltrations latĂ©rales : gouttiĂšres fuyardes, pied de mur enterrĂ©, trottoirs mal drainĂ©s.
En 2026, la meilleure approche consiste Ă analyser lâensemble du systĂšme : terrain, bĂąti, ventilation, isolation. Un mur nâest jamais humide « par hasard ».
| Cause dâhumiditĂ© đ§ | Impact typique sur le placo | Indice Ă repĂ©rer đ |
|---|---|---|
| RemontĂ©es capillaires | Taches au bas des murs, placo gondolĂ© | Ligne dâhumiditĂ© horizontale Ă 50â80 cm |
| Condensation intérieure | Moisissures en angle haut, prÚs des plafonds | Buée fréquente sur les vitrages, air lourd |
| Infiltrations de façade | Taches localisées aprÚs pluie | Façade fissurée, crépi dégradé |
| Fuite de rĂ©seau | Zone trĂšs humide circonscrite | HumiditĂ© permanente mĂȘme par temps sec |
Pour ceux qui envisagent de retaper une bĂątisse, prendre le temps de comprendre ces mĂ©canismes Ă©vite bien des erreurs. Lâarticle dĂ©diĂ© aux erreurs en rĂ©novation de maison ancienne est dâailleurs une bonne base pour prĂ©parer un projet cohĂ©rent.

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Signes dâalerte sur le placo : reconnaĂźtre les remontĂ©es capillaires Ă temps
Dans beaucoup de maisons, lâhistoire commence par une petite tache au bas dâun mur, un papier peint qui se dĂ©colle ou une odeur de renfermĂ© dans un coin de piĂšce. Les remontĂ©es capillaires sont discrĂštes, mais elles laissent des traces trĂšs caractĂ©ristiques quand on sait quoi regarder.
Pour aider, imaginons la maison de Sophie et Marc, achetée en 2024. Au départ, quelques cloques sur la peinture du couloir. Deux hivers plus tard, le bas des cloisons se déforme, des moisissures apparaissent derriÚre un meuble. Le diagnostic montrera des remontées capillaires non traitées dans les murs porteurs, cachées par un doublage en placo collé.
Les symptĂŽmes typiques sur les cloisons en placoplĂątre
Sur le placo, certains signaux doivent immédiatement interpeller :
- 𫧠Taches brunes, grisùtres ou jaunùtres au bas des murs, qui reviennent malgré la peinture.
- đ Placo qui gondole ou se dĂ©forme, avec parfois une sensation de « mou » au toucher.
- đ§Ș DĂ©pĂŽts blancs de salpĂȘtre au niveau de la plinthe ou lĂ©gĂšrement au-dessus.
- đ Moisissures noires, vertes ou grises, surtout derriĂšre les meubles ou dans les angles peu ventilĂ©s.
- đ Odeur de cave ou de linge humide persistante, mĂȘme aprĂšs aĂ©ration.
Ces manifestations traduisent souvent un mur support saturĂ© dâeau. Le placo devient alors le rĂ©vĂ©lateur dâun problĂšme plus profond.
Tester lâhumiditĂ© sans se faire piĂ©ger
Il est tentant dâacheter un petit hygromĂštre et de poser un diagnostic soi-mĂȘme. Cela donne une indication, mais ne suffit pas Ă dĂ©cider de travaux lourds. En 2026, les professionnels combinent plusieurs approches :
- đ Mesure dâhygromĂ©trie ambiante : pour vĂ©rifier si lâair intĂ©rieur est trop chargĂ© (au-delĂ de 60â65 %).
- đ Mesure dans les matĂ©riaux : avec des appareils Ă pointe ou Ă onde, en plusieurs points du mur.
- đĄïž Thermographie infrarouge : pour visualiser les ponts thermiques et zones froides favorables Ă la condensation.
Pour un Ă©tat des lieux complet, un outil global comme le diagnostic de logement type Habitaty Scan permet de croiser humiditĂ©, isolation, ventilation et scĂ©narios de travaux rĂ©alistes. Câest particuliĂšrement utile avant dâinvestir dans une rĂ©novation lourde.
| Signal sur le placo â ïž | ProbabilitĂ© de remontĂ©es capillaires | Premier rĂ©flexe Ă adopter đ ïž |
|---|---|---|
| Taches au bas du mur uniquement | Forte | ContrÎler murs extérieurs + pied de mur |
| Moisissures en haut de cloison | Moyenne à faible | Vérifier ventilation et condensation |
| SalpĂȘtre + peinture qui cloque | TrĂšs forte | Faire mesurer lâhumiditĂ© du mur support |
| Odeur dâhumiditĂ© sans tache visible | Variable | Inspecter derriĂšre meubles et plinthes |
Plus les indices sont traitĂ©s tĂŽt, plus les travaux restent maĂźtrisables. Attendre que le placo soit totalement imbibĂ©, câest souvent accepter de tout reprendre : cloison, isolant, peinture.
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Conséquences sur le confort, la santé et la valeur de la maison
Les remontĂ©es capillaires nâabĂźment pas « seulement » un mur. Elles jouent sur trois dimensions majeures : la santĂ© des occupants, le confort thermique et acoustique, et la valeur globale du bien. En 2026, oĂč le regard sur lâhumiditĂ© et les DPE sâest nettement durci, ces impacts sont encore plus visibles.
Dans le cas de Sophie et Marc, lâhumiditĂ© ne se contentait pas de tacher les cloisons. Leur fils asthmatique supportait mal les moisissures de la chambre, les factures de chauffage montaient, et lâagent immobilier consultĂ© leur annonçait quâune revente exigerait de sĂ©rieux travaux dâassainissement.
Impact sur la santĂ© et la qualitĂ© de lâair intĂ©rieur
Un mur humide derriĂšre le placo, ce nâest pas quâun sujet esthĂ©tique. Câest un terrain propice aux champignons et bactĂ©ries :
- đ€§ Allergies respiratoires : nez bouchĂ©, toux, conjonctivites, crises dâasthme.
- đŽ Fatigue chronique : un air viciĂ©, chargĂ© de spores, fatigue lâorganisme.
- đ¶ VulnĂ©rabilitĂ© accrue des enfants et personnes ĂągĂ©es, plus sensibles aux moisissures.
Ces effets ne sont pas anecdotiques : de nombreuses Ă©tudes montrent le lien entre habitat humide et troubles respiratoires. Assainir les murs, ce nâest pas seulement « faire des travaux », câest prĂ©server la santĂ© du foyer.
Conséquences sur le confort thermique et le DPE
Lâeau est un excellent conducteur thermique. Un mur humide transfĂšre la chaleur vers lâextĂ©rieur et se refroidit plus vite. RĂ©sultat :
- đ„ Besoin accru de chauffage pour atteindre la mĂȘme tempĂ©rature.
- đ„¶ Sensation de paroi froide mĂȘme si le thermostat affiche 20 °C.
- đ DĂ©gradation du DPE, de plus en plus scrutĂ© lors des ventes et locations.
Un placo imbibĂ© perd aussi ses qualitĂ©s dâisolation acoustique, le confort global sâen ressent. Ă lâheure oĂč chaque kilowatt compte, laisser un mur humide, câest accepter de payer plus cher tous les hivers.
| ConsĂ©quence principale đĄïž | Effet concret au quotidien | Enjeu 2026 đ |
|---|---|---|
| Mur humide en permanence | PiÚce froide, mur « glacial » au toucher | Risque de DPE dégradé, surconsommation |
| Moisissures derriÚre placo | Allergies, odeurs, inconfort | CritÚre de décence du logement |
| Placo dégradé | Fissures, cloques, aspect négligé | Perte de valeur à la revente |
Sur le plan immobilier, un acheteur averti demande souvent des explications lorsquâil voit des traces dâhumiditĂ© ou des reprises de peinture suspectes. Les remontĂ©es capillaires non traitĂ©es peuvent devenir un vĂ©ritable frein Ă la vente, ou justifier une forte nĂ©gociation Ă la baisse.
Traiter les remontées capillaires avant de refaire le placo : méthodes et coûts 2026
Une fois le diagnostic posĂ©, vient la question clĂ© : comment traiter durablement ces remontĂ©es capillaires avant de refaire les cloisons en placo ? La logique est simple : on rĂšgle la cause avant de rĂ©nover le dĂ©cor. Sinon, le chantier devra ĂȘtre recommencĂ© dans quelques annĂ©es.
Les solutions varient selon la configuration de la maison, la nature des murs et le budget disponible. Certaines interventions sont lourdes, dâautres plus ciblĂ©es. Le bon choix se fait souvent en binĂŽme avec un artisan ou un expert en traitement de lâhumiditĂ©.
Les grandes familles de solutions techniques
Parmi les options disponibles en 2026, on retrouve principalement :
- đ Injection de rĂ©sine hydrophobe dans le bas des murs pour crĂ©er une barriĂšre horizontale.
- đ Drainage pĂ©riphĂ©rique pour Ă©loigner lâeau des fondations et assĂ©cher le terrain.
- ⥠Ălectro-osmose (active ou passive) dans certains cas spĂ©cifiques ou murs trĂšs Ă©pais.
- đ§± Assainissement de surface : enduits respirants, reprise dâenduits ciment trop Ă©tanches.
Une anecdote frĂ©quente chez les propriĂ©taires : lâapplication de « peinture anti-humiditĂ© » seule. Six mois de rĂ©pit, puis les cloques reviennent. Sans traitement structurel de la remontĂ©e, ces produits restent des pansements temporaires.
Ordres de grandeur des coûts pour une maison standard
Les montants varient selon la rĂ©gion, la surface, lâaccessibilitĂ© du chantier. Mais quelques fourchettes donnent une idĂ©e pour une maison de taille moyenne :
| Solution đ ïž | RĂŽle principal | Budget indicatif 2026 đ¶ |
|---|---|---|
| Injection de résine | Coupure de capillarité dans les murs | Environ 3 000 à 6 000 ⏠|
| Drainage pĂ©riphĂ©rique | Ăvacuer lâeau autour des fondations | Souvent autour de 8 000 âŹ, selon le terrain |
| Ălectro-osmose | Inverser le flux dâeau dans la maçonnerie | Variable, intervention plus ciblĂ©e |
| Reprise dâenduits + ventilation | ComplĂ©ment indispensable Ă long terme | Estimation au cas par cas |
Ces montants peuvent impressionner, mais ils se comparent Ă la perte de valeur dâun bien humide, aux travaux Ă refaire et Ă lâinconfort au quotidien. Dans une logique patrimoniale, il sâagit dâun investissement plutĂŽt que dâune dĂ©pense « subie ».
- đ§© Ătape 1 : faire diagnostiquer (mur, sol, ventilation).
- đ§© Ătape 2 : choisir la combinaison de solutions (ex. injection + drainage partiel).
- đ§© Ătape 3 : traiter la cause, laisser sĂ©cher, puis seulement refaire le placo.
Pour les projets complexes (maison ancienne, extension, sous-sol aménagé), se faire accompagner par un expert global du logement évite les solutions incohérentes. Un diagnostic comme Habitaty Scan aide à hiérarchiser les travaux et à éviter les surcoûts inutiles.
Refaire un placo durable aprÚs remontées capillaires : matériaux et gestes clés
Une fois les remontĂ©es capillaires traitĂ©es et le bĂąti assaini, vient la phase qui change le quotidien : refaire les cloisons de façon durable et intelligente. Câest lĂ que les bons choix de matĂ©riaux et de mise en Ćuvre font la diffĂ©rence entre une rĂ©novation qui tient 20 ans et une rĂ©novation Ă refaire au prochain hiver humide.
Dans la maison de Sophie et Marc, le choix a Ă©tĂ© fait de dĂ©poser tout le doublage sur les murs les plus touchĂ©s, remplacer lâisolant et remonter une contre-cloison sur ossature mĂ©tallique avec placo hydrofuge au rez-de-chaussĂ©e. Un chantier certes consĂ©quent, mais qui a transformĂ© le confort thermique et la qualitĂ© de lâair.
Remplacer le placo endommagĂ© : comment bien sây prendre
Quand le placo est moisi, gondolé ou friable, le remplacement est incontournable. Les bonnes pratiques :
- đȘ DĂ©poser proprement les plaques sur toute la hauteur concernĂ©e, pas seulement en bas.
- đ§č Ăvacuer les dĂ©chets dans une filiĂšre adaptĂ©e, surtout en prĂ©sence de moisissures.
- đŹïž Laisser sĂ©cher le mur support suffisamment longtemps aprĂšs traitement (parfois plusieurs semaines).
Coller de nouvelles plaques sur un mur encore humide revient à enfermer le problÚme derriÚre un décor neuf.
Choisir les bons matériaux : placo, isolant, protections
Pour limiter le risque de récidive et améliorer la performance globale, plusieurs points méritent une attention particuliÚre :
- đ© Placo hydrofuge (plaques vertes) : plus rĂ©sistant Ă lâhumiditĂ©, idĂ©al en rez-de-chaussĂ©e, sous-sol, pignon exposĂ©.
- đ§± Montage sur rails mĂ©talliques plutĂŽt que collĂ© : crĂ©e un vide dâair et limite le contact direct avec le mur.
- đȘ” Isolants imputrescibles : laine de roche, chanvre, liĂšge⊠mieux adaptĂ©s aux zones Ă risque dâhumiditĂ©.
- đŻ Protection en pied de cloison : film plastique bien remontĂ©, mousse polyurĂ©thane au bas si nĂ©cessaire.
Un professionnel conseillera souvent un film continu sous contre-cloison, englobant isolant et base des plaques, avec remontĂ©e de 15â20 cm, pour bloquer toute remontĂ©e dâhumiditĂ© rĂ©siduelle depuis la chape.
| ĂlĂ©ment de la cloison đ§± | Option recommandĂ©e | Atout principal â |
|---|---|---|
| Type de placo | Placo hydrofuge (vert) | Meilleure rĂ©sistance Ă lâhumiditĂ© |
| Structure | Ossature métallique sur rails | Moins de contact direct avec mur humide |
| Isolant | Laine de roche / chanvre / liĂšge | Imputrescible, durable |
| Pied de cloison | Film plastique + mousse PU Ă©ventuelle | BarriĂšre contre lâhumiditĂ© rĂ©siduelle |
- â Ne jamais refermer un mur sans avoir traitĂ© lâorigine de lâhumiditĂ©.
- â PrivilĂ©gier des systĂšmes dĂ©montables (sur ossature) plutĂŽt que collĂ©s.
- â Penser ventilation dĂšs la conception : grilles, VMC, circulation dâair derriĂšre le mobilier.
Comme un conseil Ă garder en tĂȘte : avant de poser la premiĂšre plaque, se demander « si lâhumiditĂ© revenait, comment ce mur rĂ©agirait ? ». Cette simple question guide souvent vers des choix plus robustes et cohĂ©rents.
Comment savoir si mon placo est touché par des remontées capillaires ou par de la condensation ?
Les remontĂ©es capillaires provoquent gĂ©nĂ©ralement des taches et dĂ©formations au bas des murs, souvent accompagnĂ©es de salpĂȘtre. La condensation se manifeste plutĂŽt en partie haute des parois, dans les angles ou prĂšs des fenĂȘtres, avec des moisissures superficielles. Un diagnostic professionnel combinant mesures dans les matĂ©riaux et observation des murs extĂ©rieurs permet de trancher sans ambiguĂŻtĂ©.
Faut-il traiter les remontées capillaires avant de rénover le placo ?
Oui, toujours. Traiter uniquement le placo (peinture, enduit, plaques neuves) sans stopper la remontĂ©e dâeau dans le mur revient Ă masquer le problĂšme. LâhumiditĂ© rĂ©apparaĂźtra tĂŽt ou tard et endommagera Ă nouveau les cloisons. La prioritĂ© est de traiter la cause : injection, drainage, reprise dâenduits, puis seulement de refaire les doublages et finitions.
Le placo hydrofuge suffit-il Ă rĂ©gler un problĂšme dâhumiditĂ© ascensionnelle ?
Le placo hydrofuge est plus rĂ©sistant Ă lâeau, mais il ne bloque pas les remontĂ©es capillaires dans les murs. Il doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une protection complĂ©mentaire, jamais comme un traitement en soi. Sans coupure de capillaritĂ© ni gestion de lâeau autour des fondations, lâhumiditĂ© continuera Ă remonter et finira par contourner la cloison.
Combien de temps faut-il attendre entre le traitement des remontées capillaires et la repose du placo ?
En fonction de la nature des murs et du degrĂ© dâhumiditĂ©, le sĂ©chage complet peut prendre plusieurs semaines, parfois quelques mois. Le professionnel qui rĂ©alise le traitement vous indique en gĂ©nĂ©ral un dĂ©lai rĂ©aliste. Il est prudent de contrĂŽler rĂ©guliĂšrement lâhumiditĂ© rĂ©siduelle dans le mur avant de refermer avec un doublage neuf.
Les remontĂ©es capillaires peuvent-elles ĂȘtre reconnues comme vice cachĂ© aprĂšs un achat immobilier ?
Oui, si trois conditions sont rĂ©unies : le dĂ©faut existait avant la vente, il nâĂ©tait pas visible lors des visites et il rĂ©duit fortement lâusage ou la valeur du bien. Une expertise indĂ©pendante est indispensable pour dĂ©montrer lâantĂ©rioritĂ© du problĂšme. Selon les cas, cela peut ouvrir la voie Ă une nĂ©gociation amiable ou Ă une action en justice pour obtenir rĂ©paration ou rĂ©duction du prix.

